L'écofatigue : un rejet de la protection de l'environnement.... ou un signal d'alerte ?

L'écofatigue : un rejet de la protection de l'environnement.... ou un signal d'alerte ?

Récemment, dans l’émission Une époque formidable sur Télé-Québec, animée par Stéphane Bureau, un segment portait sur un sujet qui résonne de plus en plus : l’écofatigue.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la discussion n’a pas cherché à définir l’écofatigue comme un abandon de l'environnement. Elle a plutôt mis en lumière pourquoi nous sommes écofatigués et surtout, ce que nous devons en retenir de positif d'un point de vue environnemental.

Voici les principaux éléments que nous avons retenus :

Un problème de discours plus que de conviction

Ce qui ressort fortement du segment : l’écofatigue c'est tout à fait normal et ce n’est pas un rejet de l’environnement.

C’est une fatigue du discours.

  • Fatigue de la culpabilisation constante.
  • Fatigue de la surcharge d’informations anxiogènes dans les médias.
  • Fatigue d’avoir l’impression que l’effort individuel ne suffit jamais.

Les jeunes vivent aussi une démobilisation réelle, en partie parce qu’ils sont peu outillés à l’école. Les enseignants eux-mêmes ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour aborder ces enjeux. Ceux qui le font le font souvent par engagement personnel.

Cela dit, on observe récemment une remontée de mobilisation chez les jeunes.

⇒ L’écofatigue serait donc moins un désengagement qu’un signal d’alerte sur la façon dont la transition est communiqué.

Une transition inégale… mais porteuse d’espoir

La discussion rappelle une réalité incontournable : quand l’économie va mal, l’environnement passe au second plan. Et c'est un phénomène cyclique.

La transition ne peut pas être uniquement morale. Elle doit être viable.

  • Il faut se donner les moyens d’être écoresponsable.
  • Les reculs gouvernementaux créent un sentiment d’abandon.
  • Les éco-sceptiques occupent l’espace médiatique avec force et constance.

⇒ Si l’on veut éviter la lassitude, il faut que la transition soit perçue comme accessible, cohérente et soutenue collectivement.

Ce que nous retenons

L’écofatigue n’est pas la fin de l’engagement environnemental. C’est un appel à ajuster notre façon d’en parler.

Moins de culpabilisation. Plus de cohérence. Plus de moyens concrets. Et surtout, plus de récits positifs ancrés dans des progrès réels.

Envie d’approfondir la réflexion ?

L’entrevue complète est disponible sur le site de Télé-Québec. Une discussion nuancée, lucide et nécessaire sur l’état actuel de notre engagement collectif face à la transition écologique. L'entrevue débute à 26:46.

https://telequebec.tv/regarder/une-epoque-formidable/2/17